dimanche 12 octobre 2008

Irène Némirowski décrit magistralement = et avec sensibilité=

les égoïsmes et les lâchetés qui ont déferlé en France lors de la débacle de juin 1940. (lire "Suite française")
Ce qu'on nous dit du monde financier actuellement relève du même ordre, et sans doute nous cache-t-on le pire... Et les hommes politiques, qui gèrent notre Bien Commun, peuvent-appeler à la raison: c'est trop tard, la peur est là, avec sa hideur et sa dureté. Chacun pour soi (et Dieu est mort).
Le mot le meilleur est à mon sens celui du Premier ministre luxembourgeois, J Claude Juncker: il a pour les financiers la même estime qu'ils ont pour lui : proche de zéro. Le seul ennui, dans tout ça, c'est que NOS impôts serviront à calmer la peur, d'une part; et d'autre part, que ceux qui pâtiront le plus ne sont pas les dirigeants de DEXIA ou Fortis, ce sont les pauvres, les malades seuls, les vieilles gens...  les jeunes sans diplôme...
Mais qu'on se rassure: le pdg de Dexia (selon le Corriere della Sera) vient de donner un somptueux diner au restaurant 'Louis XV' à Monte Carle. Tout va bien pour lui, merci.
  

2 commentaires:

Hervé Le Stum a dit…

Rassure-toi, Jean, tout le monde est paumé. Il y a eu quelque décalage entre la plaque tectonique de la finance et la plaque tectonique du monde réel et, comme en géologie, il faut bien que tout rentre dans l'ordre : tremblement de terre, tsunami etc.

Deux phrases ont émergé de la semaine dernière.
La première d'un vieux c..., du moins aux yeux de certains. Jean Boissonnat doit avoir dépassé les 80 ans, mais il reste aussi vif que son ami F. Fesneau. Il a été interviewé et a déclaré: "Mais comment voulez vous assurer durablement une rentabilité de 15% quand la croissance mondiale est à 4 ?"
La deuxième d'un professeur d'économie, dont j'ai mangé le nom, mais pas tout jeune au son de sa voix: "En ce moment plus rien n'a de valeur; plus personne n'a confiance; tout plonge. Mais un jour, il y a bien une entreprise qui va se rendre compte que, pour ce prix là, elle va bouffer son concurrent sans coup férir! Alors elle le rachètera et les choses retrouveront tout naturellement leur valeur..."

Voilà, pour ne pas désespérer de l'avenir

Amicalement
Hervé

Anonyme a dit…

Le CAC 40 est encore trop valorisé. Il est temps que la seconde bulle finisse de se dégonfler.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Image:Cours_du_Cac_40.png

En attendant on peut toujours spéculer à la baisse.

JC